dimanche 16 août 2009

Carnets de Ringo - N°10 : La douche

Ringo observe les vieilles cabines téléphoniques dans la rue. Il se souvient du temps où on y glissait quelques pièces pour pouvoir appeler un ami. Chaque centime trouvé par terre était un moment de dialogue potentiel.
Il s'approche d'une des cabines, pour plonger plus loin dans son souvenir. Il se remémore les farces qu'il faisait avec ses copains, lorsqu'ils appellaient les numéros des cabines pour voir si des passants venaient à répondre, espérant surprendre des agents secrets.
Cette cabine est vieille, la porte ne ferme plus. Les vitres sont ternes et le sol de fer est tout rouillé.
Le combiné noir est relié au reste de la cabine par un cordon métallique qui semble articulé. Il remarque que c'est le même que celui des douches, qui relie le robinet au pommeau. Alors il hésite...
Sa tête balance entre développer un design de douches révolutionnaires et tendances en forme de cabines téléphoniques, où le combiné serait le pommeau; ou bien installer une fausse cabine téléphonique au milieu d'autres cabines ordinaires. une cabine qui, dès qu'on aurait composé un numéro nous aspergerait d'eau par le faux combiné.
Ringo se gratte le menton. Une mamie vient à passer qui rentre dans la cabine. Elle le scrute d'un air méfiant, puis observe le combiné qu'elle décroche précautieusement, comme si elle savait...
Ringo, interloqué rentre finalement chez lui, prendre un bain.

Les mamies possèdent déjà tous les secrets de ce monde...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Por fin aparecen los buenos dibujos del verano que esperaba...!
Las crónicas de Ringo me deleitan cuando leo las reflexiones que acompañan los grafismos... Sigue Pueblo, sigue.

Jérémy a dit…

Je t'imagine déjà marchant dans la rue, entrant dans une de ces cabines de douche. Nu comme tu es, je ne peux m'empêcher de te regarder, avec ce regard plein de tendresse et d'envie qui accompagne tant de premières fois.
Mes yeux se ferment au contact de ta peau, l'eau coule le long de tes flancs glissant impudemment sur tes hanches pour finir à tes pieds. L'eau brille en perles ephémères au coin de tes lèvres et disparait comme le souvenir d'un baiser volé, et pourtant tu souris.
Je n'en suis pas la cause.

Cette cabine est désespérément normale, et l'autre monde n'est pas accessible. Pourquoi rester assis sur ce banc à regarder cet espace hors de la ville si ce n'est pour attende que le miracle ait lieu.

Pueblo a dit…

Jé, tu es fou. J'adore.

Anonyme a dit…

Beau, de l'humour, mais tellement de nostalgie ressentie à la lecture de ces lignes.
"L'avenir se construit à partir du passé" disait M.Moorcock... mais il ne faut pas non plus rester sur le passé.
Ringo est jeune, toute la vie devant lui. Tant d'espoirs, tant de possibilités.
Vole vers eux, Ringo! Vole, et ne les laisse pas s'échapper!
Trotal