samedi 13 septembre 2014

Comment faire une BD : TP2 sujet et structure

Ce TP fait partie du grand non-cours "Comment faire une BD ?"
Retrouvez ici le TP1 : Définir l'univers. Pour ces TPs, la cible est une Mini BD en 3 planches.


TP2 : Sujet et Structure
Résumé du TP précédent : 
définir l'univers
(croquis de quelques mansardes pour l'univers)


A. Formaliser le sujet
          Maintenant que notre univers est défini, il faut choisir la direction à prendre et le genre que nous allons adopter. Tout d'abord, définissons le fil conducteur, qui évitera de perdre le lecteur en cours de route, mais aussi de nous perdre nous-même lorsque les idées viendront.
 Astuce scénario

 Pour nous aider, il y a des questions à se poser :
Questions clef : Et si? Comment? Pourquoi? Qu'est-ce qui s'y oppose?
Exemples :
  1. Et si certains élèves n'étaient en réalité pas réels? Ils sont remplacés par des clones extraterrestres, pour comprendre nos processus cognitifs et pédagogiques. Finalement les professeurs sont eux-aussi remplacés, pour fausser l'Histoire sans que nul ne le sache jamais.
  2. Et si un chevalier découvrait l'origine secrète des dragons? Il rapporte la nouvelle et domestique tous ceux du royaume. Il est enfin nommé Grand Dragonnier de la Cour.
  3. Et si un fruit était exilé sur la planète légumes? ...

Mon idée : La Fabrique. Pour ces TP, la cible est un Mini Récit en 3 planches, on va donc faire simple.
"Et si un marchand de cubes de rêve tombait sur un client différent des autres? Il ne dort jamais mais veut pourtant lui acheter tout son stock..."

Ces réponses définissent le genre : rédemption, désillusion, éducation... En fonction du choix, la direction du récit peut varier énormément. Voici quelques modèles basiques :


Astuce : Attention cependant à ne pas céder au pré-formatage qui pourrait appauvrir notre histoire.





B. Structure de l'histoire

1. Les Ingrédients : conflits, crises, que du bonheur.
         Pour un récit optimal rythmé, on met dans la marmite un élément perturbateur principal et quelques éléments perturbateurs secondaires. Il est important d’avoir un développement d’histoire crescendo qui évolue de manière progressive. Il est aussi conseillé d’avoir une chute ou un retournement de situation pour clôturer le tout.

- L’exposition : phase qui permet aux lecteurs de rencontrer les personnages et d’avoir une introduction sur l’univers.
- Le développement : le détail de l'histoire : conflits, action, suspens, comique, rebondissements, mystère… il faut accrocher le lecteur par un mouvement rythmé.
- Le moment de crise (aussi appelé Climax) : il s’agit du moment de plus grande intensité dans l’histoire. Celui où se présente à la fois la plus grande opportunité et le plus grand risque. (face-à-face ultime avec le méchant le plus puissant. S’il y a victoire, gain de l’objet de la quête, quel qu’il soit. S’il y a défaite, perte de la vie ainsi que celle de son(ses) compagne(s) et compagnon(s), bref tout le monde crève.)
- La conclusion : un dénouement qui clôt ou un retournement de situation qui ouvre les perspectives.


2. Les contenants : Actes, séquences et scènes
         Une histoire se décompose en actes, puis en séquences, puis en scènes. Avec un exemple c'est tout de suite plus parlant alors voilà une histoire de mon cru :

Structure BD
Exemple de structure basique : exposition, action, résolution
La scène : noyau dur construit autour d’un évènement, qui génère un conflit. Cela provoque un "changement de valeur", c’est-à-dire un changement d’état émotionnel chez le(s) personnage(s). Certaines scènes sont également là pour participer à l'ambiance globale de l'histoire (ex : "calin avec madame", "traversée d'étendues désertiques").
La séquence : une suite de scènes, articulée autour d’un conflit plus important.
L’acte : succession de séquences.

Test : S’entrainer à raconter le scénario en moins de 10 min à quelqu'un. (c'est mieux que de le faire lire)

Mon idée : La Fabrique. Pour un Mini Récit en 3 planches, on va faire une seule séquence voire une seule scène, malheureusement.
                               "a. Exposition : le marchand et ses cubes de rêve.
                                 b. Action : Le marchand rencontre un client différent des autres
                                 c. Exposition : découvre pourquoi ce client ne rêve pas
                                 d. Résolution : (surprise) "

3. Astuce : bien choisir le conflit : Il s’agit toujours d’un conflit entre le ‘bien’ et le ‘bien’. C'est à dire que si le personnage choisit une voie qui provoque le mal pour d’autres, c’est parce qu’elle provoque le bien pour lui ou pour des personnages qui lui sont proches.
Ex : il peut avoir à choisir de tuer pour nourrir sa famille, ou de ne pas tuer pour respecter ses valeurs morales.
C'est le conflit qui crée le lien entre les personnages et l’histoire. Il permet de révéler chez ceux-ci les désirs inconscients et le caractère vrai de chacun.


Une fois satisfait de notre structure, nous allons pouvoir avancer vers la définition des acteurs de notre histoire : les personnages...
La suite, est à un clic d'ici : TP N°3 : Construction des personnages

Nota bene : Si vous avez des éléments qui peuvent compléter ce non-cours ou des critiques constructives, je serai heureux de les intégrer ici.
Pueblo.



5 commentaires:

Belzaran a dit…

Tu ne voudrais pas nous dessiner un peu les câlins bestiaux ?

Romain Grandjean a dit…

HAHA, je suis tombé sur toi via LE GBA. Et j'aime bien :D Et c'est vraiment sympa cette petit idée de "tp" :D

Pueblo a dit…

> Belzaran : Hmmm je vais y penser ! Ce serait l'occasion de faire appel à un modèle vivant ;)
> Romain : Merci, c'est long à faire et à lire, mais ça peut servir de bouée! Je travaille sur la suite!

Philgreff a dit…

Et c'est rentable le trafic de jambon cru ? ;)

Pueblo a dit…

Si c'est rentable?
Mais c'est LE réseau clandestin qui va détrôner ceux de la drogue et des filles de joie!